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Résistances birmanes

Mayco Naing et un photographe anonyme birman

Infos pratiques

Du mercredi 11 JANVIER au samedi 25 FÉVRIER

Vernissage : mercredi 11 janvier à 19h

Rencontre avec Mayco Naing, interprétée en langue des signes : vendredi 13 janvier à 19h30

Réservations visites scolaires : reservation.carre-amelot@ville-larochelle.fr

Entrée libre

Type de public :

Grand public

Mayco Naing

Née en 1984 en Birmanie, Mayco Naing est aujourd’hui une figure importante de la photographie asiatique contemporaine.
Elle a pris son indépendance lorsque les universités ont été fermées par l’armée et elle a obtenu un emploi dans un studio photographique pour 3000 kyats (environ 3 $) par mois.

Après avoir repéré une affiche du Yangon Photo Festival en 2010, elle a suivi ses premières master classes, reçu le Prix de la Création, exposé à l’étranger (Biennale de Lyon, Biennale de Bangkok, Asian Now à Paris).
Pour elle, l’art est non seulement un moyen d’expression avec lequel elle questionne l’état de la société birmane mais aussi un outil pour faire évoluer la place de la femme dans la société.

Forte de sa liberté d’expression et du désir de partager son expérience, Mayco Naing forme des artistes et photojournalistes, notamment dans les régions où les minorités ethniques sont toujours confrontées à des conflits armés.
Suite au coup d’état du 1er février 2021, elle participe à la lutte contre la junte militaire. Elle réside en France, à Marseille.

 

Photographe anonyme birman

Suite au coup d’État illégal du 1er février 2021, le Myanmar militaire (Tatmadaw) continue d’utiliser des tactiques violentes et inhumaines pour effacer le visage, la voix et l’identité du peuple du Myanmar.

Quand le coup d’état s’est produit, notre sécurité, notre voix, notre identité, notre avenir et notre liberté nous ont été injustement enlevés.
Nous ne pouvons plus tenir une caméra, tourner des films ou prendre des photos librement, en particulier dans des endroits comme Rangoun. Les menaces de mort ne sont pas rares et nous avons perdu le sens de la sûreté et de la sécurité.

J’ai commencé à créer le projet « Losing identity » pour questionner la notion de liberté d’expression à travers le temps.