Le Carré itinérant

Mano Dino

Marionnettes Jeune public - Âge conseillé : à partir de 1 an

Friiix Club

Le Carré Itinérant : Spectacle hors-les-murs - Salle municipale de Tasdon, Place des Britanniques

Dans un coin de verdure vit un tout petit animal : Mano Dino. Cet animal ressemble à une main. C’est un dinosaure. En miniature.

C’est pour cette raison qu’il s’appelle Mano Dino. Mano pour main. Dino pour dinosaure.

Mano Dino est agile comme une main mais bien moins gros qu’un dinosaure !

Mano Dino aime cueillir les fruits. Pour cela, il monte aux arbres. Plus ils sont hauts, moins il a peur. Avec son ami, ils jouent à saute-mouton. Quand ils se disputent, Mano Dino reste seul dans son jardin.

Il découvre ainsi que sa tristesse peut être bien plus grande que son jardin. Mano Dino est si petit qu’un jour le vent l’emporte loin de chez lui.

Le voilà perdu au milieu de l’océan.

 

Mano Dino est un spectacle de marionnette pour les tout-petits dans lequel les personnages sont des mains. En ajoutant des yeux aux mains ou parfois sans aucun artifice, les mains deviennent tour à tour des poulpes attendrissants, des crabes…

Pour rendre encore plus accessible aux très jeunes spectateurs l’univers poétique de notre personnage, le marionnettiste utilise des accessoires que l’on peut rencontrer dans le quotidien d’un être humain.

Rien de plus simple donc pour se projeter dans la vie de notre nouvel ami.

Toute l’histoire se déroule dans un jardin ou presque !

Et oui ! Vous n’étiez pas au courant que votre jardin est peuplé de dinosaures !

Assis sur des coussins les spectateurs en herbe sont placés à proximité de l’espace de jeu.

Celui-ci mesure 80 cm de haut et fait 1 mètre 15 de long.

Le spectacle est sans paroles.

Il est accompagné par une bande-son inspirée par les compositions pour piano de Frédéric Chopin. Ces musiques sont parfois associées à des bruitages comme pour la pluie, le vent…

Notre spectacle est conçu à partir des rudiments de la technique dite du théâtre noir. Un rideau de lumière met en valeur l’espace de jeu de la marionnette. Le marionnettiste vêtu d’un habit de velours noir disparaît derrière le rideau de lumière. Cette technique n’exclut pas la présence du marionnettiste.

 

Avec Frédéric Feliciano-Giret

Mise en scène : Céline et Frédéric Feliciano-Giret

Musique : Jacques Ballue

Regard complice : Joëlle Nogues

Pour en savoir plus

« Il y a peu de temps, des amis étaient venus à la maison et avaient offert à notre fille de 2 ans un ouvrage de Ramona Badescu illustré par Benjamin Chaud intitulé Pomelo grandit. Le soir-même nous plongions dans la lecture du livre qui raconte l’histoire de Pomelo, un éléphant rose miniature à la trompe immense né sous un pissenlit.

Jill notre fille était enchantée. Nous aussi.

Le récit de ce petit éléphant qui prend le temps de regarder la vie autour de lui, rencontrait notre désir d’un théâtre de marionnette jeune public qui prend lui aussi le temps de faire apparaître des formes et leur donner vie dans une grande simplicité pour enrichir l’enfant d’émotions que seuls le temps et l’imaginaire peuvent fournir.

Nous décidions rapidement de tenter l’adaptation théâtrale. Pour incarner Pomelo nous avions pensé à une marionnette. Et puis la main s’est imposée à nous. Ses possibilités d’expressions nous semblaient inépuisables. Mais au fur et à mesure du travail l’éléphant a laissé place à un autre animal. Un dinosaure. Au début, nous n’étions pas certains de la nature de l’animal, et puis elle s’est affirmée.

La trompe est tombée.

Pomelo nous a quitté.

Il est resté un bout de son jardin. Ses mots ont disparu.

La musique a pris leurs places.

La main animale a commencé à écrire… des mouvements, simples, spontanés.

Elle devenait émouvante. On en oubliait le corps auquel elle est attachée.

La main animale devenait libre. Son nom est arrivé : Mano Dino.

Avec lui, l’envie de parler de rencontres et de voyages, de façon simple, sans besoin d’illustrer, comme s’il y avait quelque chose d’évident dans la main animée, d’essentiel.

C’est comme cela qu’est née notre aventure avec Pomelo et qu’elle se poursuit avec Mano Dino dans le désir de développer un langage poétique sobre et imagé pour les tout-petits. »

 

Le Friiix Club est une association artistique dédiée à la création théâtrale et aux formes animées. C’est en 2014, à Bordeaux, que Frédéric Feliciano crée Le Friiix Club. Il est rapidement rejoint par Céline Giret à la direction artistique de l’association. Ensemble, ils développent un projet théâtral pluridisciplinaire au service d’une écriture dramaturgique contemporaine.

À l’image de la pluridisciplinarité développée dans toutes ses créations, le nom du club est la conjugaison de multiples références. Ainsi, le « Club » rappelle le nom que les révolutionnaires de 1789 utilisaient pour désigner les groupes dans lesquels ils se réunissaient.

Le terme « compagnie » a en effet été réfuté dans le souci d’écarter toute référence, proche ou lointaine, au monde militaire ou économique. Le « Friiix », quant à lui, sonne comme le mot anglais « freaks » qui sert de titre original au film culte de Tod Browning (La Monstrueuse Parade, en français).

Enfin le triple i est une référence italienne qui rappelle l’un des grands projets politiques de Silvio Berlusconi fondé sur trois piliers : « Impresa, Informatica, Inglese », une démarche « qui tente de transformer l’homme en un autre type d’être, le Friiix, le monstre.


Frédéric Feliciano

C’est en 1995, à l’École du Passage dirigée par Niels Arestrup, qu’il rencontre Alexandre Del Perugia. A la fin de sa formation, il quitte Paris et l’émission « Nulle part ailleurs » de Canal + pour le rejoindre à l’Hôtellerie de Pontempeyrat et monter ses premiers spectacles sous chapiteau. Sa nouvelle fonction de directeur de troupe ne l’empêche pas de continuer sa carrière de comédien en interprétant Cyrano de Bergerac dans l’illustre Fagotin mis en scène par Pierre Blaise ou la Parole du Sage dans les 5 Rouleaux d’Henri Meschonnic mis en scène par Patrick Haggiag. Il s’engage plus tard aux côtés d’Emmaüs International dans la reconstruction culturelle de l’ex-Yougoslavie par la réalisation d’actions culturelles et de spectacles dans les camps de réfugiés. Après avoir réalisé un documentaire sur le site de Sangatte et les clandestins irakiens et kurdes, il s’installe en Italie, en 2001. Il y sillonne les routes avec ses spectacles, apprend à sculpter et coudre à Naples et met en scène d’importants défilés de mode au sein de Pitti uomo et Pitti Bimbo à Florence. C’est là aussi que ses chansons produites par Paolo Dossena (producteur de Paolo Conte) rencontreront un franc succès avec le groupe Barack e Burattini. En 2013, le voilà de nouveau en France, installé à Bordeaux, avec un nouveau projet : le Friiix Club, dont le premier spectacle Guignol ou la Vie des Pov’Gants  a été sélectionné au festival de Marionnettissimo à Toulouse et au Festival Mondial de la Marionnette de Charleville-Mézières.


Céline Giret

Née en 74 à Paris, elle découvrira le jeu, le chant et la danse à travers la comédie musicale dès l’âge de 12 ans. Sa vie artistique la suivra tout au long de ses études, au sein de la compagnie Les Gavroches, puis la Cie du Chahut. Les diverses productions dans lesquelles elle jouera seront présentées dans des théâtres parisiens (Théâtre de Paris, de la Porte Saint-Martin, de Trévise, de l’Européen, de Ménilmontant, Auditorium des Halles, Trianon…). Elle sera aussi chanteuse soliste dans le groupe de funk Princess Pacific, et interprète dans des courts métrages alternatifs. Ses expériences au Parc de la Villette en 97 puis 98, et dans la maison de disque Virgin Paris, l’emmèneront peu à peu vers d’autres horizons. En 99, elle part travailler dans l’organisation de festivals de musique à New York au sein de la Knitting Factory. En 2001, sa curiosité la pousse à partir en tour du monde pendant un an et aller à la rencontre d’acteurs culturels locaux. C’est en 2003 qu’elle s’implantera à Bordeaux pour y faire son nid. Elle servira d’abord des projets artistiques de compagnies puis elle travaillera successivement dans les services culturels de municipalités girondines. Elle participe à la création du Friiix Club en 2014. C’est à l’occasion du festival mondial de la marionnette de Charleville-Mézières qu’elle reprendra l’accompagnement sonore du spectacle Guignol ou la Vie des Pov’Gants. À l’automne 2015, elle choisit de retourner à la scène pour faire du projet artistique du Friiix Club avec Frédéric Feliciano un véritable projet de vie.


Production : Le Friiix Club.

Avec le soutien d’Odradek/Cie Pupella-Noguès – Pôle de Création et Développement pour les Arts de la Marionnette, Espace Treulon – Ville de Bruges, et le Département de la Gironde.