Concert présenté en collaboration avec les JM France de Charente-Maritime

 

« Hier, le vieux Black Joe a rendu l’âme. Il a grandi au rythme du jazz et a changé avec lui. Aujourd’hui, il est peut-être mort, mais le jazz, lui, est toujours bien vivant ! ».

Sur un rythme effréné, quatre musiciens multi-instrumentistes retracent avec humour la vie de ce personnage imaginaire. De son enfance dans les champs de cotons de la Louisiane, jusqu’à son émancipation et sa vie moderne à New York et ailleurs, il a traversé l’histoire du jazz et en est l’incarnation.

Au fil du spectacle, une dizaine de morceaux « phares » nous font swinguer à travers les changements d’esthétiques, l’évolution des instruments, le contexte historique et social de 1900 à nos jours. S’y révèle toute l’essence du jazz, expression intime des sentiments les plus forts, la tristesse, la joie, la révolte…

Une musique de communication, de partage, de danse, en mouvement permanent.


Quatuor Issachar (Normandie) / Trompette, tuba, synthétiseur, chant : Simon Deslandes / Saxophones, clarinette, harmonica, chant : François Rondel / Contrebasse, banjo, basse électrique, chant : Nicolas Talbot / Batterie, washboard, guitare, chant : Pascal Vigier / Mise en scène et costumes : Marion Danlos / Regards complices : Deborah Lenni, François Lemonnier, Laure Rungette / Musique : Duke Ellington, Herbie Hancock, Miles Davis, Charlie Parker, Art Blackey, Gerry Mulligan


En savoir plus

Production : Compagnie Ne dites pas non vous avez souri / En partenariat avec le Théâtre du Champ exquis (Blainville-sur-Orne), le Bazarnaom (Caen), Mondeville Animation, Le Phénix – médiathèque de Colombelles et l’EPSM de Caen
Avec le soutien du Relais culturel régional des Pays de la Baie du Mont Saint-Michel, la Drac Normandie, le Département Calvados et la Spedidam

 

La compagnie Ne dites pas non, vous avez souri : une compagnie de musiques libres et vivantes !

 

La musique de jazz, écrite et improvisée, est au cœur de chacune des créations de la compagnie et y côtoie les musiques savantes et traditionnelles.

Chaque spectacle privilégie l’innovation sonore en termes d’écriture et de forme, l’ouverture

à d’autres disciplines (art visuel, théâtre) et la proximité avec le public.

Les artistes de la compagnie défendent une vision de l’art libre et vivant avec comme point d’ancrage le désir de susciter l’envie, l’émotion. Ils sont mus par la volonté de (se) surprendre, d’être en permanence à la recherche de nouveaux langages poétiques, de nouvelles rencontres humaines et artistiques.

Créée en 2016, la compagnie s’inscrit dans la continuité du projet Issachar. Depuis 2009, le groupe ne cesse d’explorer les différentes formes de jazz, de musiques traditionnelles et actuelles afin de se les approprier et de les diffuser le plus largement possible. Dans cet esprit le quartet monte le spectacle L’Histoire du vieux Black Joe qui revisite l’histoire du jazz de manière ludique. Sortir du cadre purement musical apporte une nouvelle dynamique et conduit la musique d’Issachar vers le spectacle vivant et vers d’autres publics. Plusieurs formes transversales voient ensuite le jour au fil des rencontres avec d’autres artistes et d’autres disciplines (Issachar+1, Ciné concert, la PANfare…).

L’écriture n’est plus simplement musicale mais élargie au domaine théâtral et plastique.

Cette mutation permet de développer la démarche artistique d’origine, d’emmener le jazz vers d’autres territoires, le remuer et l’inscrire dans notre présent.

Parallèlement aux différents spectacles, les artistes ont la volonté d’ouvrir leurs processus de création et de placer l’acte artistique à la portée de toutes et tous. Ce sont des valeurs essentielles qu’ils véhiculent à travers un travail de sensibilisation pensé en fonction des publics rencontrés, en concert et dans le cadre de résidences. Ce travail est mené par le biais de différentes actions comme des jumelages, conférences, master-classes et autres rencontres avec le public.

 

Les musiciens :

 

Simon Deslandes (trompette, tuba, synthétiseur, chant) est musicien improvisateur et compositeur, souffleur de cuivres et manipulateur de tuyaux et d’électronique. Dans la musique comme ailleurs, il est en quête de spontanéité, de sincérité, afin d’être le plus libre possible et de pouvoir choisir ses propres trajectoires.

Depuis ses débuts en tant que musicien professionnel (2007), il multiplie les acrobaties musicales et les rencontres, de la musique de rue au free jazz, du rock à l’électronique en passant par le cirque et les musiques du monde. Loin d’éparpiller son énergie, ces multiples expériences nourrissent son identité artistique et lui permettent de développer une certaine singularité.

Après des études de trompette classique et d’ingénieur du son, Simon suit le cursus de la classe de jazz et musiques improvisées de Caen auprès de Thierry Lhiver, François Chesnel et François Méchali. Il en sort avec un DEM et avec son premier groupe en tant que leader : le quartet Issachar. Durant son cursus, il a l’opportunité de travailler notamment avec Barry Guy, Guillaume Orti, Barre Phillips ou encore Peter Eötvös, rencontres qui vont fortement influencer son parcours de musicien. Parallèlement il suit la classe d’écriture avec Cédric Granelle et participe à de nombreux stages nationaux et internationaux (composition et improvisation avec Guillaume Orti ; danse et musique avec Patricia Keuppers, Brass-Band à la Nouvelle-Orléans avec le Dirty Dozen, musique expérimentale avec Thierry Madiot, théâtre avec Bernard Colin).

Il débute sa vie de musicien professionnel avec les fanfares de rue Salade de bruits, les Fonkfarons, la Compagnie 4Quarti (nouveau cirque) et l’ensemble klezmer Mazel Combo avec lesquels il sillonne la France et l’Italie. Dans le même temps il intègre le collectif Le Milieu (slam et musiques) et le collectif Jazz de Basse-Normandie dans lequel il s’implique notamment en tant que programmateur.

En 2015 il rejoint le collectif Bazarnaom à Caen. Il y évolue au sein de plusieurs structures : la compagnie de théâtre de rue L’Oreille arrachée dans le spectacle L’Ultime Goutte, la radio libre Radio Bazarnaom pour laquelle il anime l’émission Du jazz et des crackers.

Il joue aujourd’hui dans les formations le tentet Tante Yvonne, le bigband Bibendum, le quintet de Patrick

Martin Samsara, le 1000 Bornes trio (Braun / Debellefontaine / Desbordes).

Afin de regrouper les projets dont il est l’instigateur, il crée en 2016 la compagnie de musiques libres et vivantes Ne dites pas non, vous avez souri.

 

Le plaisir de l’improvisation est la première chose qui intéresse François Rondel (saxophones alto et ténor, clarinette, harmonica, chant) au sein d’un groupe car « on ne peut jamais savoir où on va arriver ensemble ». C’est entre autre ce qu’il recherche dans sa pratique de musicien et d’enseignant artistique. La place de l’improvisation l’a toujours interpellé que ce soit dans les musiques anciennes, traditionnelles ou contemporaines. En parallèle de ses études de saxophone en musique classique et contemporaine, il a intégré les classes d’écriture et de jazz et musiques improvisées au conservatoire de Caen. La découverte de l’improvisation dirigée en orchestre avec le contrebassiste Barry Guy lors de master class et la rencontre avec le saxophoniste Guillaume Orti furent fondamentales dans ses attirances musicales.

Ses premières expériences professionnelles en groupe ont été réalisées avec Dario, chanson française rock, et le Mazel combo, jazz manouche et musique d’Europe de l’est, avec lequel il continue de jouer. En 2009, Issachar l’amène à jouer un nouvel univers musical avec des compositions personnelles. Cet univers se poursuit avec le tentet Tante Yvonne à partir de 2012.

Dans un registre différent, il participe également à l’Ensemble Orchestral de l’Orne qui se réapproprie un répertoire symphonique de la fin du 19ème au 20ème siècle et à Abat-jour et grand sofa, un groupe de musique brésilienne.

 

Nicolas Talbot (contrebasse, banjo, basse électrique, chant), contrebassiste de jazz depuis 20 ans, s’est orienté au fil des années vers des contextes de plus en plus improvisés en explorant notamment les différents modes de jeu de son instrument et un travail sur le son en général qu’il retrouve par sa pratique de l’enregistrement audionumérique et du field recording. Il a commencé la musique et le jazz en particulier après avoir lu les biographies de Charles Mingus et d’Art Pepper aux seins des ateliers Walkin’ à Cherbourg. Un an plus tard, il s’inscrit au conservatoire de Caen en contrebasse classique et à la classe de jazz tout en poursuivant des études d’économie.

Il a également participé à de nombreux stage marquant avec notamment Jean-François Jenny-Clark, Hein van de Geyn et Joëlle Léandre.

Tout en développant des projets avec des camarades musiciens rencontrés au Caen Jazz Action et au conservatoire ou en réalisant la musique de pièces de théâtre à l’université, il a commencé à intégrer le milieu professionnel avec notamment Martial Pardo, Jean-Benoît Culot et Mourad Benhamou.

Membre fondateur du Collectif Jazz de BN, il a été amené à organiser de nombreux événements et à rencontrer sur scène de nombreux musiciens (Peter King,Bobby Few, Steve Potts, Akosh S…), tout en continuant à participer à des projets autour du texte, de la danse ou des arts plastiques.

Actuellement, il est également membre de l’orchestre de musique expérimentale du doc (Omedoc), de plusieurs groupes de jazz (Das Kaff, Sam Coombes Quartet, Écarlate bleu, Samsara…), il participe à des créations théâtrales, de danse contemporaines ou des lectures. Il commence à réaliser des installations sonores et s’occupe du petit label qu’il a créé il y a douze ans.

 

Après une enfance bercée par le rock et la pop, Pascal Vigier (batterie, washboard, guitare, chant) découvre, adolescent, le jazz rock puis le jazz, mais aussi la musique classique, particulièrement celle du 20ème siècle. Il débute la batterie en autodidacte en 1988 et intègre rapidement les ateliers jazz de l’association

Walkin’ à Cherbourg, sous la houlette de Jean-François Colson, Michel Samoïlikoff et Jean-Claude Lemenuel.

Son premier trio est celui de JF Colson en compagnie de Rémy Garçon ; il tient les baguettes du Cherbourg Big Band et joue dans le trio du guitariste Franck Coméré. Après un premier boulot de disquaire, il s’isole au bord de la mer pour travailler l’instrument, puis rencontre le contrebassiste Jean-René Dalerci aux côtés duquel il apprend beaucoup. Il s’installe à Caen en 1995 et participe à la classe de jazz du conservatoire, dirigée par Richard Foy. Il joue avec les musiciens caennais, enregistre avec le groupe Pantincruel, tourne avec le trio du saxophoniste Fred Schmidely ainsi que celui de Patrick Martin avec Nicolas Talbot et a la chance, au grè de divers projets musicaux, de jouer avec Christophe Monniot, Laurent Cugny, François Verly, Ronnie

Patterson, Michel Godard et d’autres. Parallèlement, il est le batteur du groupe de rock électro NPO.

Il est aujourd’hui batteur au sein de la Compagnie Ne dites pas non, dans laquelle on peut l’entendre dans le quartet Issachar, le ciné concert Keaton / Tati, le ciné concert animé Le cri des insectes. Batteur du Bibendum big band et divers autres orchestres jazz, professeur de batterie de l’école de musique de Cabourg, il joue aussi dans le groupe de rock Haarlem Suffolk et le projet Live de l’artiste électro pop Fakear.

 

neditespasnon.fr