Le Carré itinérant

Zorbalov et l’orgue magique

Conte musical fantastique

Vendredi 2 mars

© Meng Phu
Concert présenté en partenariat avec l’Agora de Saint-Xandre et les JM France de La Rochelle

Yanowski et les musiciens d’Artie’s

 

Célèbre équilibriste dans sa jeunesse, Zorbalov erre désormais de village en village pour gagner sa vie. Son destin bascule lorsqu’une vieille sorcière lui offre un orgue de Barbarie – un orgue magique, capable de faire apparaître tout ce qu’il désire, pour peu qu’il choisisse le morceau adéquat. Mais gare ! «L’orgue ne doit être utilisé que par une âme bienveillante»,  a prévenu la sorcière…

Le chanteur Yanowski, révélé par Le Cirque des Mirages, met ses talents d’auteur-interprète et sa voix magnétique au service de ce récit fantastique, qui a le parfum envoûtant des contes slaves d’antan. La musique y tient le rôle principal, incarnée par deux virtuoses qui font sonner Borodine, Khatchatourian et Prokofiev dans un duo violon-piano diablement enlevé. Chansons originales et chefs d’œuvre du répertoire se côtoient avec bonheur dans ce récit qui laisse une question en suspens : la vie, comme les apparitions de l’orgue, est-elle un rêve ?

 


 

Conte, chant Yanowski / Piano Samuel Parent ou Emmanuel Christien ou Paolo Rigutto  / Violon Hugues Borsarello ou Laurent Manaud-Pallas ou Anne Le Pape / Sur une idée originale de Yanowski / Mise en scène Giancarlo Ciarapica / Création lumières Frédéric Brémont / Costumes Émilie Bonheure / Musique : répertoire classique d’Europe de l’Est et chansons de Yanowski


 

En savoir plus

Coproduction LdB Prod / Artie’s / Avril en Septembre / JM France / Théâtre d’Ivry Antoine Vitez (94)
Avec le soutien de la Sacem

Petit-fils d’un anarchiste espagnol par sa mère, slave par son père, Yanowski grandit dans la bohème parisienne au milieu des saltimbanques, guitaristes, danseurs de flamenco, bateleurs et escrocs en tout genre que fréquentent ses parents. Mis au piano classique à l’âge de 6 ans, il se nourrit de littérature fantastique, se passionne pour les récits d’aventure (Jack London, Roberte Stevenson, Joseph Conrad…). Fascinés par ses dispositions précoces, ses parents l’incitent à faire des études.

Il quitte cependant le lycée à dix-sept ans pour effectuer des voyages psycho-chamaniques au Mexique et au Guatemala dont il reviendra fort marqué. Ses expériences lui apportent de quoi enrichir sa création artistique. Il étudie la philosophie et compose en même temps des centaines de chansons naturalistes et fantastiques.

C’est lors d’un voyage à New York qu’il rencontre Fred Parker et fonde avec lui en 2000, Le Cirque des mirages. Ce duo de cabaret expressionniste aussi violent que poétique rencontre rapidement un public avec de nombreuses scènes parisiennes (Le Café de la Danse, La Cigale, L’Européen, Trianon, Les Trois Baudets, Le Rond-Point…), des théâtres et festivals partout en France (Avignon, Printemps de Bourges, Festival de Marne, Chorus des Hauts-de-Seine…). Ils donnent plus de 1000 concerts en 12 ans.

Fidèle admirateur d’Edgar Allan Poe, Yanowski connaît toute la poésie du XIXème siècle. Délicieusement anachronique, naturellement anticlérical, il incarne une forme de mystère dans lequel provocation, élégance et justesse se mêlent pour former un personnage extrêmement singulier et attachant.

En venant écouter Zorbalov et l’orgue magique, on découvre du même coup un pianiste époustouflant tant par la justesse de son jeu que par la puissance de son interprétation. Artiste fou et inspiré, Samuel Parent apparaît comme une véritable révélation à ceux qui n’ont pas encore eu la chance de le découvrir sur la scène internationale.

Après avoir étudié avec Michel Bourdoncle à Aix-en-Provence, puis Olivier Gardon à Paris, il est admis dans la classe de Brigitte Engerer au Conservatoire de Paris, dont il sort quatre ans plus tard avec un diplôme de Formation Supérieure.

En 1998, il fonde le Trio con Fuoco, ensemble primé dans de nombreux concours internationaux et au sein duquel il va se produire dans de nombreux festivals (Aix-en-Provence, la Roque d’Anthéron, Flâneries musicales de Reims…). C’est en 2008 que Samuel Parent obtient le deuxième prix au concours international Rina Sala Gallo de Monza (Italie).

Soliste invité, on le retrouve dans des concerts avec orchestre en France et à l’étranger. Chambriste recherché, il se produit avec de nombreux artistes tels que le quatuor Ebène, Henri Demarquette, Olivier Patey, Erik Berchot, Hugues Borsarello, Emmanuel Christien et joue régulièrement avec la violoniste Mathilde Borsarello-Herrmann, artiste primée au concours Long-Thibaud. On a pu entendre les deux musiciens notamment à la Salle Gaveau et au Théâtre du Châtelet à Paris. Pétri de littérature et de poésie, âme romanesque, il fallait bien un esprit comme celui de Samuel Parent pour accompagner Yanowski dans ces histoires insensées. Ce n’est pas pour rien si le soliste a interprété dernièrement avec brio le premier concerto de Chopin au Festival des Nuits Pianistiques d’Aix-en-Provence.

Hugues Borsarello n’est pas seulement né dans la musique, de parents musiciens, on peut dire de lui qu’il est né à la musique, qu’elle l’habite depuis bien avant sa naissance, qu’elle l’a construit et façonné.

Après un premier Prix au CNR de Paris, il intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il se perfectionne auprès de Patrice Fontanarosa et crée un trio en compagnie de David Saudubray (piano) et Gautier Capuçon (violoncelle), car musique et relations humaines sont toujours étroitement liées dans son parcours.

Durant cette même période, il est admis au Gustav Mahler Jugend Orchestra. Sous la direction de Claudio Abbado ou Seiji Ozawa, il participe à des tournées en compagnie de Yuri Bashmet, Yo-Yo Ma… Cette expérience sera pour lui un tremplin vers d’autres orchestres de renom et c’est très jeune qu’il s’immerge dans le répertoire symphonique au pupitre de violon soliste ou supersoliste. Depuis 2009, il est violon solo et directeur artistique de l’orchestre de chambre d’Alsace La Follia.

Soliste passionné, Hugues Borsarello transmet au public, avec une émotion sincère et profonde le plaisir qu’il tire de la partition et de ses multiples facettes, comme autant de clins d’œil au compositeur. Au côté de Jérôme Ducros, Olivier Charlier, Gautier Capuçon, Laure Favre-Kahn… il participe à des festivals de renom.

 

www.jmfrance.org