« Dans une ville hantée par son déclin, les panneaux publicitaires désaffectés opèrent comme des révélateurs. Ils démasquent une des illusions les plus profondément enracinées des sociétés consuméristes : celle qui confond la diversité de la marchandise et le pluralisme. La disparition soudaine des affiches publicitaires constitue une brèche dans ce récit idyllique. Comme dans Alphaville de Godard, où la destruction de l'ordinateur central entraîne la mort instantanée des habitants, l'extinction massive des messages révèle le caractère centralisé et contrôlé du pluralisme publicitaire... Blancs, les panneaux émergent comme un système centralisé détraqué ; une machine totalitaire défectueuse. »
Christophe Catsaros
Observateur critique d'une société consommatrice, Jürgen Nefzger porte son regard sur des paysages marqués par les activités économiques, industrielles et de loisir. Organisées en séries, ses images construisent des narrations qui permettent l'immersion dans un univers toujours plus marqué par la présence humaine. Des problématiques sociales et politiques se dégagent de ces récits, invitant le spectateur à une expérience esthétique qui l'engage en tant qu'individu responsable du monde dans lequel il évolue.
La beauté d'une image est là pour nous plonger dans l'observation de notre présent, pas pour nous en sortir...
Jürgen Nefzger est né en 1968 en Allemagne. Diplômé de l'École Nationale Supérieure de la Photographie à Arles, Jürgen Nefzger a reçu le prix Niépce en 2008 et en 2006 le prix du public de la Galerie nationale du Jeu de Paume pour sa série Fluffy Cloud. En France comme à l'étranger, il est présent dans plusieurs importantes collections publiques et privées. Jürgen Nefzger est représenté par la Galerie Françoise Paviot, Paris.
En écho aux Escales Documentaires, festival international du documentaire de création.
Vernissage
jeudi 18 octobre 18h30
Entrée libre
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La légende dit que le Sumo est né de l'affrontement de deux dieux anciens, au terme duquel fut fondée la famille impériale. Dans ce « sport métaphysique »*, les lutteurs représentent des demi-dieux. La stature, la coiffure et le costume des « o-sumo-san », les rituels et gestes du combat obéissent à des codes très précis, porteurs d'une symbolique ancestrale.
Captivé par les sportifs hors normes et l'engagement physique, Denis Rouvre poursuit dans cette nouvelle série son travail sur le dépassement de soi, célèbre par ses portraits de rugbymen et lutteurs africains. Il propose ici « une vision particulière du combat, de l'engagement, de l'honneur, des codes à respecter et des images à reproduire ; de ces hommes qui portent en eux autant de marques d'une virilité affirmée que d'une certaine féminité, perceptible dans les attitudes et les poses ; une vision du corps aux antipodes des tendances du monde occidental, faites de chair plus que de muscle, de rondeur plus que de perfection plastique. »
La photographie de Denis Rouvre, faite de corps à corps avec son modèle, s'exprime dans le dénuement de ce face à face. Elle traque les aspérités, les fragilités de personnages extraordinaires pour saisir le détail sensible d'un geste spontané, une étrangeté soudaine, une émotion brève.
*Jean-Claude Carrière, France Inter, samedi 7 juillet 2012
Denis Rouvre, né en 1967, vit et travaille à Bagnolet. Ses portraits de sportifs ou de célébrités, publiés et exposés au niveau international, ont reçus des prix prestigieux : 2ème et 3ème World Press Photo 2010 et 2012, SONY World Photography Award en 2011... Denis Rouvre est représenté à Paris par la galerie Hélène Bailly, à La Haye par la galerie Project 2.0 et à Anvers par la galerie Axel Pairon.
En écho au cycle Cinéma japonais
Avec le soutien du Service des sports de la Ville de La Rochelle
Vernissage
jeudi 24 janvier 18h30
Entrée libre
Lien externe :
Suite de l'exposition à l'Espace Art Contemporain
C'est la douceur de son regard qui saisit d'abord : montrant son quotidien en Israël, Assaf Shoshan organise ses photogra-phies autour de signes familiers : l'armée, le désert, la jeunesse. Pourtant, ses photographies créent une atmosphère énigmatique, fantasmatique qui pertube le spectateur. Assaf Shoshan y questionne avec retenue l'étrange situation politique de ce territoire et le quotidien qui s'y déroule, tout en mettant subtilement en lumière le profond attachement qu'il lui porte.
« Dans mon travail, je questionne la situation politique et la vie quotidienne des habitants d'une société au bord du gouffre. Je ne fais pas de photos de guerre, mais cette guerre est tou- jours mystérieusement présente... des camps militaires, des antennes, des barbelés, des maisons abandonnées mais aussi des sensations : inquiétude, attente, absence. Mon travail se situe entre la documentation et la fiction. Je veux montrer les dimensions émotionnelles et psychologiques de la vie en Israël aujourd'hui ; j'essaie de présenter ma vision d'un pays où surgit l'étrangeté et le mystérieux là où on ne s'y attend pas »
Assaf Shoshan
Assaf Shoshan est né en 1973 à Jérusalem, Israël. Il vit et travaille entre Tel Aviv et Paris. Photographe, il a récemment entrepris une activité en vidéo. Il a réalisé plusieurs ensembles de portraits et de paysages photos sur les plages de Tel-Aviv, dans le désert du Néguev et dans la région de Motsa où il a grandi.
Assaf Shoshan a été accueilli en résidence à La Rochelle : ce travail, Territoires de l'attente, est présenté à l'Espace Art Contemporain ; il est également publié, sous le même titre, accompagné d'un texte de Laurent Vidal, enseignant à l'Université de La Rochelle.
Un partenariat Centre Intermondes, Carré Amelot, Espace Art Contemporain, Université de La Rochelle. Avec le soutien de la Ville de La Rochelle, du ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Poitou-Charentes
Vernissage
Jeudi 14 mars 18h30
à l'Espace Art Contemporain
et au Carré Amelot
Entrée libre
Pascal Mirande est à la fois photographe et plasticien.
Il fabrique, assemble, édifie des structures avant de les mettre en scène et d'aborder la prise de vue. Jusqu'à présent, ses constructions étaient confrontées au paysage.
Avec la série des Gulliver(s), initiée en 2008, elles entrent pour la première fois en relation avec le corps humain. Servent-elles à le soutenir, l'étayer, à modeler la pose ou participent-elles, plus fondamentalement de sa constitution, de sa création, de sa genèse ? L'idée de construction, d'architecture est renforcée par la segmentation des corps, chaque photographie devenant alors un élément autonome. Cette fragmentation est aussi pour l'artiste un clin d'œil aux boîtes de découpe des prestidigitateurs... Dans cette série, Pascal Mirande s'inspire des chefs d'œuvre de la peinture.
« ...Les précédents travaux de Pascal Mirande mettaient déjà en scène une vision intérieure, une méditation sur la nature des choses. La série des Gulliver(s), avec ses « figures », renforce cette préoccupation et nous met en présence de l'homme, avec son individualité, ses particularités, ses doutes, ses contradictions.
Ces photographies sont des natures mortes de l'humain. »
Extrait des Gulliver(s), de Jacques Sauvageot
Pascal Mirande est né en 1968. Rochelais d'adoption, il travaille le dessin en autodidacte et apprend la peinture à l'huile à l'atelier Jean Louis Chollet. Diplômé des Beaux-Arts de Poitiers avec mention en 1993 et de Rennes en 1996, il apprend la photographie avec Alain Fleig à Poitiers et poursuit sa recherche à Rennes avec Tom Drahos, Hervé Rabot, Paul Chateau. En 2010 il a été accueilli en résidence au Domaine d'Abbadia à Hendaye. Il est représenté par la galerie Vrais Rêves depuis 2009.
En collaboration
avec la galerie Vrais Rêves, Lyon
Vernissage
Jeudi 2 mai 18h30
Entrée libre
Liens externes :
Ce dispositif s'adresse à toute personne souhaitant trouver un interlocuteur pour définir un projet de première exposition. Le Carré Amelot met en place un accompagnement personnalisé aux différentes étapes de la mise en exposition, de la sélection des images à leur présentation au public. Une douzaine d'images constituent chaque préfiguration d'exposition présentée au public.
Atelier conduit par Emmanuelle Guillot
Du jeudi 4 octobre au samedi 27 octobre Entrée libre
Rencontre jeudi 4 octobre à 18h30
Charlène Auvinet est diplômée de l'École Supérieure d'Art de Lorient.
Du mercredi 31 octobre au jeudi 20 décembre Entrée libre
Rencontre jeudi 8 novembre à 18h30
Recherches plastiques, peinture et photographie
Du jeudi 10 janvier au vendredi 8 février Entrée libre
Rencontre jeudi 10 janvier à 18h30
Du jeudi 14 au vendredi 22 février Entrée libre
Rencontre jeudi 14 février à 18h30
Nolwenn Guérin est dipômée de l'École Supérieure d'Art de Lorient.
Du jeudi 7 mars au samedi 4 mai Entrée libre
Rencontre jeudi 7 mars à 18h30
Du mardi 7 mai au vendredi 14 juin Entrée libre
Rencontre jeudi 16 mai à 18h30
Du samedi 22 juin au vendredi 19 juillet
Rencontre samedi 22 juin, dans le cadre du week-end au Carré
Contact :
Martine Perdrieau
05 46 51 14 82