L'épopée de l'ouïe

2ème partie - Art électroacoustique

Vendredi 15 mars

Salle de spectacles

L'épopée de l'ouïe - 2ème partie - Art électroacoustique (crédit photo : Éric Mulard)

 

 

Le dictionnaire Robert définit l'épopée comme « un long poème où le merveilleux se mêle au vrai, la légende à l'histoire et dont le but est de célébrer un héros ou un grand fait ».

L'art des sons enregistrés qu'il s'agit ici de célébrer, mêle des sons vrais, c'est-à-dire des sons captés de la réalité avec des sons artificiels au sens propre du terme artificiel : engendré par le biais d'un artifice. Le prodige vient d'abord de l'âme du poète, de « l'artiste de l'ouïe » qui, en mêlant les sons de toutes origines et de toutes espèces du moment qu'ils sont audibles, raconte à travers un long poème la saga des sons millénaires et actuels. Le prodige vient enfin, par le fait que cette saga des sons est « fantômatique » puisque, par le biais du haut-parleur, je perçois réellement un son absent, autrement dit que je ne vois pas ! Le son et son double en quelque sorte. Nouveau théâtre de l'audible que cet « art haut-parlant » comme j'aime souvent à le nommer.

Comme pour la 1ère partie (mars 2012), cette 2ème partie est une occasion de célébrer l'une des aventures de l'expression humaine la plus inouïe – au sens propre – qui n'a jamais été entendue dans le passé et qui est au cœur d'une authentique modernité dans l'acte de l'écoute.

Plusieurs magiciens de l'ouïe, compositeurs, au cours de cette soirée et chacun à leur manière par leurs œuvres, célèbreront cet art pour en raconter son épopée. Le programme musical sera ponctué par des textes en bulle dis par Michel Grateau et par un théâtre de geste mis en mime par Bruno Benoist, le tout dirigé par Éric Mulard.

 

 

Soirée haut-parlante

Tout public

Durée : 1h à 1h30
Salle de spectacles

 

Vendredi 15 mars
19H30

 

Plein tarif 8€
Tarif réduit 6€
Pass'Culture étudiant 4€



Réservation au 05 46 51 14 70

 

Lien externe :

Site d'Éric Mulard

 

À Claude Landy, par Éric Mulard

En 1978 lorsque je suis arrivé à la Rochelle, j'ai fait la connaissance de Claude Landy dans le cadre de ce qui, à l'époque, s'appelait la Maison Municipale des Jeunes devenue depuis, le Carre Amelot. Très vite, j'ai découvert en lui une curiosité et un réel intérêt pour ce qui touchait à la sphère de l'expression contemporaine et particulièrement le cinéma expérimental ainsi que les musiques et arts sonores électroacoustiques.

C'est ainsi que j'ai pu lui proposer dans les années 1980 - en marge de mes activités à la Rochelle - d'intégrer l'équipe de la Galerie Sonore permanente à Angers - qui existe toujours - des Jeunesses Musicales de France, dont à l'époque je présidais à l'implantation.

Quelques années après, ce fut l'aventure de l'atelier mobile départemental - le Gmebogosse bus - que j'avais eu l'idée de mettre en place. Plusieurs années durant, Claude Landy a su donner à cette aventure tout le rayonnement et la pertinence qu'elle méritait, puisqu'il fut amené à faire des interventions dans la France entière autour de la pédagogie et de la pratique du Gmebogosse initiées par le GMEB (Groupe de Musique Expérimental de Bourges). C'est dans ce contexte que Claude intervint pour le Festival International des Musiques Expérimentales de Bourges pour s'occuper de la programmation de la section de cinéma expérimental.

Ensuite je l'ai accompagné en tant que conseiller dans son initiative - Instruments du Monde - en direction des écoles qu'il mena jusqu'à sa retraite. Tout naturellement dans les années 1995, je lui ai proposé de prendre la responsabilité du Studio École qui fut le département de pédagogie de Delta P, dont il s'acquitta avec passion, parallèlement à ses activités au sein du Théâtre Toujours à l'Horizon, fondée par Claudie Landy, son épouse.

Il fut un compagnon fidèle, compétent, constant dans ses convictions, passionné par son contact avec les enfants pour lesquels il dédia des créations de spectacles originaux, dont le dernier en date - Les Contes du Poly-sonS - pour un acteur et huit haut-parleurs. Sa disparition soudaine m'a bouleversé et crée un vide particulièrement par l'éclectisme de sa sensibilité qu'il manifestait et son goût pour les arts, les formes, les cultures d'expressions authentiques et méconnues dont il fut l'avocat tenace et convaincu.