François Méchain

ENTRE DIGUE ET MUR OU COMMENT L'HISTOIRE BALBUTIE

Du mardi 20 avril au jeudi 27 mai
Galerie du Carré Amelot, Ancien Marché de l'Arsenal et galerie de l'Espace d'Arts du Lycée Valin

Vernissage
jeudi 22 avril
18h30

 

Conférence de Michel Guérin
"Topiques et politiques de l'art"
v
endredi 23 avril 19h
Au Centre intermondes


Visite commentée
par l’auteur

samedi 24 avril 14h30
Parc d'Orbigny


Entrée libre
sur réservation
au 05 46 51 14 70

 

Avril / mai

Mur-sculpture éphémère
installé dans le parc d'Orbigny


Liens externes :
Site de François Méchain

Espace d'Art du Lycée Valin

Parc d'Orbigny

Centre intermondes

 

 


François Méchain

L’œuvre de François Méchain, sculpteur et photographe, pose des questions citoyennes et se nourrit de l’Histoire. Invité en résidence à La Rochelle, il y traite le 3ème volet d’un questionnement adressé aux « murs » qui surgissent en divers points de la planète, séparant des communautés, désignant une impossibilité à accepter l’Autre dans sa différence. Le projet des Murs commence en Belgique, où il travaille la question du clivage entre communautés Wallonne et Flamande.
À La Rochelle, il s’appuie sur les vestiges de la Digue de Richelieu et la mémoire du Grand Siège pour concevoir son intervention. « En 1628, ces lieux furent le théâtre du Siège de La Rochelle. Deux siècles plus tard, Henri Motte brosse le tableau de l’événement. On y voit Richelieu défier du regard des Rochelais devenus prisonniers de leur cité, étrangers à leur propre pays. Parce qu’ils avaient décidé de penser autrement, parce qu’ils voulaient adorer le même Dieu mais selon de nouvelles règles... » Dans le parc d’Orbigny, face au chenal et dans l’alignement exact de la bouée Richelieu, François Méchain installe un mur percé d’un judas. Dans le même temps, il photographie ce « mur-sculpture », dont l’image rejoindra celles de ses précédentes interventions, dans les expositions présentées en divers espaces de la ville. Ici aussi, il s’appuie sur l’histoire et les lieux pour mûrir un geste qui « fasse sens » et pose, sans concession, un problème contemporain crucial. Car, dit-il, « L’actualité semble opérer un retour en arrière et le communautarisme se développe partout dans le monde. Le mur : une inévitable fatalité ? »

 


Accomplir la sculpture par la photographie

L’image photographique, chez François Méchain, ne doit jamais à une saisie de type instantané. Tout à la fois trace, mémoire, preuve et signe, elle advient en général comme le point final mis par l’artiste à un travail le plus souvent sculptural... La sculpture accomplit la photographie, et inversement... L’image que François Méchain réalise recèle un avoir et un être. Contenant précieux, hautement indiciel, où retrouver le passé d’une expérience que va éterniser, conserver à jamais sa mise en figure. Toute image, chez François Méchain, dit cette obsession de l’artiste : produire une configuration renouvelée du monde, un monde devenu outil autant que matière, objet de travail autant qu’opportunité pour se mettre à l’ouvrage. L’impératif catégorique, ici, ce serait la translation. Faire bouger son propre corps d’artiste dans des lieux divers que l’on va épouser tout ou partie, jouer avec des échelles différentes, se mouvoir aussi d’un médium artistique à l’autre, faire enfin se mouvoir les uns par rapport aux autres des matériaux que l’on aboute : bois et papier, mot et ciel, toile et matière végétale...

Paul Ardenne

 

Exposition présentée dans le cadre de De la mémoire, ou l’exercice du lieu : création d’une œuvre éphémère (visible dans le parc d'Orbigny), conférences, rencontres et exposition.

En collaboration avec la Ville de La Rochelle - Direction des Affaires Culturelles, l'Espace d'Art du Lycée Valin et le Centre intermondes avec le soutien de la Région Poitou-Charentes.